Visibilité · Publié le · Par Sophian Boughali · 11 min de lecture
Automatiser le suivi de ses prospects : de l'e-mail au rendez-vous (séquence prête à copier)

Réponse rapide. Pour automatiser le suivi de tes prospects, écris une séquence de cinq e-mails envoyés sur sept jours après leur inscription : la ressource promise, un conseil utile, un exemple concret, les réponses aux questions fréquentes, puis une invitation à prendre rendez-vous. Ajoute des branches selon leur comportement : s’ils réservent, la séquence s’arrête ; s’ils cliquent sans réserver, une relance part. Le tout se configure une fois dans un outil comme GoHighLevel ou Brevo.
En bref
- La plupart des personnes qui s’inscrivent ne sont pas prêtes à acheter le jour même. Le suivi sert à rester utile jusqu’à ce qu’elles le soient.
- Cinq e-mails courts valent mieux que quinze. Chaque e-mail a un seul objectif et un seul lien.
- Une séquence doit s’arrêter dès que la personne prend rendez-vous ou se désinscrit.
- Avant d’envoyer, authentifie ton nom de domaine. Sans cela, tes e-mails risquent de finir en courrier indésirable.
- Ne suis que les personnes qui ont donné leur accord. Les règles sont rappelées dans récupérer des adresses e-mail avec Instagram.
Pourquoi automatiser le suivi ?
Parce que le suivi fait à la main ne tient pas dans la durée. Les premières semaines, tu réponds à chacun. Puis les demandes s’accumulent, un rendez-vous déborde, et les prospects de la semaine dernière attendent toujours.
Une séquence automatisée règle trois problèmes :
- la régularité : chaque nouvelle personne reçoit la même attention, que tu sois disponible ou en déplacement ;
- le moment : les messages partent quand l’intérêt est encore là, dans les jours qui suivent l’inscription ;
- le tri : ceux qui cliquent et répondent se signalent d’eux-mêmes, et c’est à eux que tu consacres ton temps.
L’automatisation ne remplace pas la relation. Elle t’amène des conversations avec des personnes déjà informées.
La séquence de 5 e-mails sur 7 jours

| Jour | Objectif | Lien unique | |
|---|---|---|---|
| J0, immédiat | La ressource promise | Tenir ta promesse, te présenter | La ressource |
| J+1 | L’erreur à éviter | Apporter une valeur immédiate | Aucun, ou un article |
| J+3 | Un exemple concret | Montrer ce que tu fais, par un cas réel | Le cas, ou une réalisation |
| J+5 | Les questions fréquentes | Lever les hésitations | Une page de ton site |
| J+7 | L’invitation | Proposer un échange | Ton agenda |
Les textes ci-dessous sont écrits pour une agence web. Garde la structure, remplace le fond.
E-mail 1, immédiat : la ressource promise
Objet : Ta checklist est là
Bonjour [prénom],
Voici la checklist promise : [lien].
Elle se lit en cinq minutes. Mon conseil : commence par le point 3,
c'est celui qui pose le plus souvent problème.
Je suis [prénom], de [Entreprise]. [Une phrase sur ton activité.]
Dans les prochains jours, je t'envoie quatre e-mails courts
pour t'aider à avancer sur [sujet]. Tu peux te désinscrire à tout moment.
Une question ? Réponds à ce message, je lis tout.
[Prénom]
E-mail 2, le lendemain : l’erreur à éviter
Objet : L'erreur que je vois le plus souvent
Bonjour [prénom],
Quand on prépare [projet], la tentation est de commencer par [mauvais point de départ].
C'est logique, et c'est pourtant ce qui fait perdre le plus de temps.
[Explique pourquoi en deux ou trois phrases.]
Ce qui marche mieux : [le bon point de départ, en une phrase].
Tu peux le faire aujourd'hui, en dix minutes :
1. [Action simple]
2. [Action simple]
3. [Action simple]
À dans deux jours.
[Prénom]
E-mail 3, à J+3 : un exemple concret
Objet : Ce qu'on a changé pour [type de client]
Bonjour [prénom],
Un exemple vaut mieux qu'une liste de conseils.
[Type de client] est venu nous voir avec ce problème : [situation de départ].
Voici ce qu'on a modifié : [deux ou trois changements précis].
Le résultat : [résultat réel et vérifiable].
Ce que tu peux en retenir pour ton cas : [une leçon applicable].
Le détail du projet est ici : [lien].
[Prénom]
N’invente jamais un cas client ni un résultat. Si tu débutes, raconte un projet personnel ou explique ta méthode sur un exemple fictif présenté comme tel.
E-mail 4, à J+5 : les questions qu’on te pose toujours
Objet : Les 3 questions qu'on me pose à chaque fois
Bonjour [prénom],
Avant de se lancer, presque tout le monde me pose les mêmes questions.
Voici mes réponses.
« Combien ça coûte ? »
[Réponse honnête : une fourchette, et ce qui la fait varier.]
« Combien de temps ça prend ? »
[Réponse honnête : un délai, et ce qui peut l'allonger.]
« Qu'est-ce que je dois préparer ? »
[Réponse concrète : la liste de ce dont tu as besoin.]
Tu as une autre question ? Réponds à cet e-mail.
[Prénom]
E-mail 5, à J+7 : l’invitation
Objet : On en parle 20 minutes ?
Bonjour [prénom],
Depuis une semaine, je t'ai partagé [rappel en une ligne].
Si tu veux savoir comment l'appliquer à ton projet, je te propose
un échange de 20 minutes. On regarde ta situation, je te dis ce que je ferais
à ta place, et tu décides ensuite.
Tu peux choisir un créneau ici : [lien agenda].
Si ce n'est pas le bon moment, aucun souci. Tu continueras à recevoir
mes conseils une à deux fois par mois.
[Prénom]
Le ton de ce dernier e-mail compte. Pas de fausse urgence, pas de « dernière chance ». Une invitation claire, et une porte laissée ouverte.
Les branches : adapter le suivi au comportement
Une séquence identique pour tous donne des résultats moyens. Quatre branches suffisent à la rendre pertinente.

| Ce que fait le prospect | Ce que fait l’automatisation |
|---|---|
| Il réserve un rendez-vous | La séquence s’arrête. Il reçoit la confirmation et les rappels. |
| Il clique sur l’agenda sans réserver | Deux jours plus tard, une relance courte lui propose de répondre par e-mail s’il a une question. |
| Il ne clique sur rien pendant sept jours | La séquence se termine. Il reçoit seulement ta newsletter habituelle. |
| Il se désinscrit | Tout s’arrête, immédiatement et durablement. |
La relance de la deuxième branche :
Objet : Une question avant de réserver ?
Bonjour [prénom],
J'ai vu que tu avais regardé mon agenda. Si un créneau ne te convenait pas,
ou si tu as une question avant de réserver, réponds simplement à cet e-mail.
[Prénom]
Une seule relance. Au-delà, tu deviens insistant.
Mise en place dans GoHighLevel
Dans GoHighLevel, la séquence se construit dans un workflow.
- Crée un workflow dans Automation, puis Workflows.
- Ajoute le déclencheur : l’envoi de ton formulaire de capture (Form Submitted), ou l’ajout d’une étiquette au contact.
- Ajoute une condition : la personne a-t-elle coché la case de consentement ? Si non, elle reçoit seulement l’e-mail de livraison.
- Enchaîne les actions : envoi d’un e-mail, attente d’un jour, envoi d’un e-mail, attente de deux jours, et ainsi de suite.
- Ajoute une condition avant chaque e-mail : si un rendez-vous a été pris, le contact sort du workflow.
- Crée un second workflow déclenché par la prise de rendez-vous, qui retire le contact de la séquence et envoie la confirmation.
- Teste avec ta propre adresse avant de publier.
GoHighLevel propose aussi, dans les réglages du workflow, l’option Stop on Response : le workflow s’arrête pour un contact dès qu’il répond à un message envoyé par ce workflow. Active-la : quand quelqu’un t’écrit, c’est à toi de reprendre la main.
Côté coût, l’envoi d’e-mails par le service intégré est facturé 0,675 $ pour 1 000 e-mails. Une séquence de cinq e-mails pour cent nouveaux contacts, soit 500 envois, coûte donc une trentaine de centimes.
Pour la partie réseaux sociaux de la plateforme, vois automatiser ses réseaux sociaux avec GoHighLevel.
Mise en place dans un outil d’e-mailing
Si tu utilises un outil d’e-mailing comme Brevo, le principe est le même.
- Crée une liste dédiée à ta ressource gratuite.
- Relie ton formulaire à cette liste.
- Crée un scénario automatisé déclenché par l’ajout d’un contact à la liste.
- Ajoute tes cinq e-mails, séparés par des délais.
- Ajoute une condition de sortie quand le contact reçoit l’étiquette « rendez-vous pris ».
L’offre gratuite de Brevo permet d’envoyer jusqu’à 300 e-mails par jour. La disponibilité des scénarios automatisés dépend de l’offre choisie : vérifie-la avant de te lancer.
Le réglage technique à ne pas oublier : l’authentification
Une séquence parfaite ne sert à rien si elle arrive en courrier indésirable.
Depuis février 2024, Google impose des règles à tous les expéditeurs, renforcées pour ceux qui envoient plus de 5 000 messages par jour vers des adresses Gmail.
| Exigence | Tous les expéditeurs | Plus de 5 000 messages par jour |
|---|---|---|
| Authentification SPF ou DKIM | Oui | SPF et DKIM |
| Authentification DMARC | Recommandée | Obligatoire |
| Taux de signalement comme spam inférieur à 0,3 % | Oui | Oui |
| Désabonnement en un clic pour les messages marketing | Recommandé | Obligatoire |
SPF, DKIM et DMARC sont trois enregistrements à ajouter dans les réglages de ton nom de domaine. Ils prouvent que tes e-mails viennent bien de toi. Ton outil d’envoi te donne les valeurs à copier, et ton développeur peut les installer en quelques minutes.
Trois autres habitudes protègent ta réputation d’expéditeur :
- Envoie depuis une adresse à ton nom de domaine, pas depuis une adresse Gmail ou Outlook.
- Nettoie ta liste. Retire les adresses qui renvoient une erreur.
- N’envoie qu’à des personnes qui l’ont demandé.
Faut-il ajouter des SMS ou WhatsApp ?
Avec modération, et seulement avec l’accord de la personne.
- Le SMS convient aux rappels de rendez-vous. En France, les SMS commerciaux ne peuvent être envoyés que du lundi au samedi, entre 8 h et 21 h 30, hors jours fériés.
- WhatsApp convient aux confirmations et aux rappels. En dehors des 24 heures qui suivent un message du client, il faut utiliser un modèle validé par Meta. On l’explique dans WhatsApp sur GoHighLevel.
Le meilleur usage de ces canaux dans une séquence : le rappel la veille du rendez-vous. Il réduit les oublis sans donner l’impression d’insister.
Que faut-il mesurer ?
| Indicateur | Ce qu’il te dit |
|---|---|
| Taux de clic par e-mail | Le contenu donne-t-il envie d’aller plus loin ? |
| Réponses reçues | Tes e-mails ouvrent-ils une conversation ? |
| Rendez-vous pris pour 100 inscrits | La séquence remplit-elle son rôle ? |
| Désinscriptions par e-mail | Un message tombe-t-il mal ? |
| Clients signés issus de la séquence | Le résultat final |
Méfie-toi du taux d’ouverture. Depuis que certaines messageries chargent automatiquement les e-mails pour protéger la vie privée de leurs utilisateurs, ce chiffre est gonflé. Les clics et les réponses sont plus fiables.
Modifie un seul élément à la fois : un objet, un délai, un lien. Puis attends d’avoir assez d’inscrits pour comparer.
Pour savoir de quel Reel ou de quelle page viennent tes meilleurs prospects, relie ta séquence à ton suivi de provenance, expliqué dans le tracking sur GoHighLevel.
Les 8 erreurs les plus fréquentes
- Vendre dès le premier e-mail.
- Mettre plusieurs liens dans le même e-mail.
- Écrire des e-mails trop longs. Vise 150 mots.
- Continuer la séquence après la prise de rendez-vous.
- Oublier le lien de désinscription.
- Envoyer depuis une adresse Gmail, sans authentification du domaine.
- Inventer un témoignage ou un résultat.
- Ne jamais relire la séquence. Reprends-la tous les six mois.
Ta checklist de lancement
- Les cinq e-mails sont écrits, relus et testés sur téléphone
- Chaque e-mail contient ton identité et un lien de désinscription
- Seules les personnes ayant donné leur accord entrent dans la séquence
- La séquence s’arrête à la prise de rendez-vous
- Ton nom de domaine est authentifié
- Tu t’es inscrit toi-même pour vérifier le parcours complet
- Un rendez-vous mensuel est prévu pour lire les chiffres
On écrit ta séquence avec toi ?
La séquence est souvent la partie la plus rentable du système, et celle que l’on repousse toujours. Chez Nerubi, on met en place le parcours complet pour nos clients : capture, séquence, prise de rendez-vous. Tu peux réserver un appel.
Questions fréquentes
Comment automatiser le suivi de ses prospects ?
En créant une séquence d’e-mails déclenchée par l’inscription du prospect. Cinq e-mails sur sept jours suffisent : la ressource promise, un conseil, un exemple, les réponses aux questions fréquentes et une invitation à prendre rendez-vous. La séquence s’arrête dès que la personne réserve ou se désinscrit.
Combien d’e-mails faut-il dans une séquence d’accueil ?
Cinq est un bon point de départ. C’est assez pour apporter de la valeur et proposer un échange, sans lasser. Tu pourras en ajouter ou en retirer selon tes résultats.
À quel rythme envoyer les e-mails ?
Rapproche les premiers envois, quand l’intérêt est le plus fort : le jour même, le lendemain, puis tous les deux jours. Après la séquence, une à deux newsletters par mois suffisent.
Faut-il l’accord de la personne pour lui envoyer une séquence ?
Oui. Pour un particulier, il faut son consentement préalable. Pour un professionnel, une information claire et un moyen de s’opposer suffisent si tes messages concernent sa profession. Dans tous les cas, chaque e-mail doit permettre de se désinscrire.
Pourquoi mes e-mails arrivent-ils en courrier indésirable ?
Les causes les plus fréquentes : un nom de domaine non authentifié (SPF, DKIM, DMARC), une adresse d’envoi gratuite, une liste contenant des adresses invalides, ou des destinataires qui signalent tes messages comme indésirables.
Quel outil utiliser pour une séquence d’e-mails automatique ?
Un outil d’e-mailing comme Brevo suffit pour une séquence simple. Une plateforme comme GoHighLevel est préférable si tu veux relier la séquence à ton agenda, à ton suivi commercial et à tes messages Instagram ou WhatsApp.
Sources
- Google, consignes pour les expéditeurs d’e-mails
- CNIL, la prospection commerciale par courrier électronique
- CNIL, communications par voie électronique aux prospects et clients
- HighLevel, guide de tarification et services facturés à l’usage
- HighLevel, « Workflow Settings Overview »
- Brevo, tarifs officiels
- Twilio, règles d’envoi de SMS en France
- HighLevel, « WhatsApp - Workflow Integration »